Tsa Loung
Le livre de Lama Kunga Kunchok

Tsaloung : techniques tibétaines sur les canaux et les souffles

Traduit du tibétain par Jean-François Buliard
mercredi 20 juillet 2011 par Webmaster

Livre broché 14 x 21 cm de 144 pages, publié chez Yogi Ling le 19 mai 2011. Prix public : 20 €
Vous pouvez également le commander chez Amazon.
Vous pouvez contacter Lama Kunga Kunchok au 06 21 71 50 73.

Le mot tibétain Tsaloung signifie littéralement « canaux et souffle subtils ». Cela fait référence à un ensemble de techniques psychophysiologiques très anciennes basées sur la respiration. Elles ont été diffusées de l’Inde au Tibet par des yogis bouddhistes et affinées au fil des siècles à travers l’expérience méditative de maîtres des différentes traditions spirituelles du pays des neiges. Depuis son adolescence, Lama Kunga Kunchok a étudié et pratiqué ces techniques au Tibet et a accompli différentes retraites qui lui donnent une autorité certaine en la matière. Cet ouvrage, inédit en Occident, présente la physiologie subtile du corps, la circulation du prana. Sa pratique apporte de grands bienfaits sur le plan de la santé et sur le plan spirituel conduit au plein Eveil.

Sommaire

  • I. Exposé sur le psychisme
  • II. La manière dont se forme le corps
  • III. La manière dont se forment les canaux
  • IV. La manière dont se forment les souffles
  • V. La manière dont se forment les gouttes essentielles
  • VI. Le corps imagé accompli par l’entraînement à l’enceinte vide
  • VII. Le nettoyage des canaux
  • VIII. Le nettoyage des souffles
  • IX. Le nettoyage des gouttes
  • X. Les exercices physiques en vingt points
  • XI. La pratique intérieure des souffles à travers l’inspiration et l’expiration
  • XII. Les points-clé du corps
  • XIII. Le point-clé des engagements
  • XIV. La dissolution de l’esprit conceptuel dans l’abîme du Réel
  • XV. Les rêves
  • XVI. Instructions pour la migration ou le transfert de conscience

Quelques extraits du livre :

La physiologie subtile du corps

Les canaux et souffles sont deux composantes essentielles de la physiologie dans les cultures traditionnelles de l’Inde et du Tibet. Selon celles-ci, le corps ne se limite pas à son enveloppe grossière mais il possède également sur le plan subtil un équivalent constitué de canaux traversant des centres psycho-physiques (skt. cakra) où circulent des souffles subtils qui sont les véhicules d’essences séminales (skt.Bindu).
Parallèlement, la réalité matérielle est structurée sur la base de cinq grands éléments fondamentaux (skt. dhatu) que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace. Cela concerne les êtres aussi bien que leur environnement. Les phases de création comme de destruction de la matière sont vues comme des processus d’interaction complexe ou de dissolution de ces éléments.
On peut ajouter à cela un concept présent dans les médecines traditionnelles de l’Inde et du Tibet, celui des trois humeurs que sont l’air, la bile et le phlegme (skt. vata, pitta et kapha).

Les bienfaits du Tsaloung

La santé de la personne dépend de l’équilibre de ces différents constituants et de la circulation fluide des souffles dans le corps. Les techniques variées du Tsaloung tibétain favorisent cela en libérant les blocages des canaux et en rééquilibrant simultanément les éléments grossiers et subtils ainsi que les trois humeurs. Lorsqu’elles sont pratiquées de manière très progressive sous la direction d’un enseignant compétent, elles représentent une formidable méthode de bien-être physique et mental : le
corps gagne en souplesse et fluidité, la santé s’améliore et se stabilise, le mental s’apaise, l’esprit se détend, ainsi de suite. Toutefois, le Tsaloung ne se limite pas à ces perspectives que l’on pourrait qualifier d’ordinaires. Il est aussi et surtout pour les pratiquants bouddhistes une voie rapide vers le plein Éveil, ce qui lui donne une dimension extraordinaire. S’adaptant aux facultés et aux mentalités différentes des êtres, le Bouddha Shakyamouni a délivré une très grande variété d’enseignements qui visent tous à affranchir les êtres de la souffrance et à leur permettre de rendre manifeste leur nature véritable, l’état de bouddha parfait. Qu’il s’agisse de la voie graduelle des soutras ou des tantras, et que leurs méthodes soient plus ou moins rapides, le fruit est le même. Le Tsaloung se rattache aux tantras avec ses méthodes qui permettent de dissiper rapidement les obscurcissements pour rendre manifeste la sagesse originelle en guidant les souffles subtils dans le canal central.

La manière dont se forme le corps

En premier lieu, comment se forment les canaux subtils, les souffles et les gouttes essentielles ?

Après l’entrée dans la matrice, au milieu des cinq éléments, les sept consciences ont perdu de leur clarté à l’exception de l’alaya, à la manière d’une personne intoxiquée par l’alcool. Puis, cet alaya voit s’élever le mental empreint des facteurs afflictifs et aussitôt, les essences blanche et rouge engendrent le souffle de la force vitale qui évolue en formations mentales, samskara3. Le souffle karmique étant instantanément engendré, un embryon oblong se forme comme du lait. Il se transforme en yaourt pour se développer à travers les phases de mixtion, de construction, de stabilisation et de résistance. L’embryon a une forme crémeuse durant la première semaine dans l’utérus, gélatineuse et frémissante dans la deuxième, ovale dans la troisième et arrondie dans la quatrième, ce qui fait vingt-huit jours au total. Durant la cinquième semaine, le corps a une taille de douze largeurs et demi de doigt et il se consolide.

La manière dont se forment les gouttes essentielles

I. La goutte essentielle libre d’élaborations

Notre esprit est la connaissance originelle co-émergente et celle-ci demeure dans la goutte qui soutient la vie.

Le Gouhyasamaja dit ceci :

  • Pure essence du sang, la bodhicitta soutenant la vie réside dans le cœur. Au centre [d’un canal] de la taille d’un œuf d’oiselet, se trouve une boule de lumière grosse comme une lentille, au cœur de laquelle réside la faculté cognitive. Cette faculté cognitive a pour essence la vacuité, pour nature la clarté et elle est non-obstruée.
  • Ces trois aspects présents dans la nature des trois Corps ne sont autres que la goutte fondamentale, libre d’élaborations discursives. En outre, la vacuité et l’absence d’élaborations relèvent de la nature du dharmakaya, la clarté correspond au sambhogakaya et la dynamique non-obstruée au nirmanakaya

Accueil | infoline : 06 21 71 50 73 | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 5425 / 58261

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Tsaloung : le livre   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.16 + AHUNTSIC

Creative Commons License